La montagne et le sport

Ma famille fut à l’origine du développement touristique de Morzine. J’ai été élevée au « Grand Hôtel », l’un des premiers hôtels de Morzine, au moment où mon grand-père, François Baud, maire à l’époque de Morzine, réalisait le premier téléphérique du Pleney et la passerelle, laquelle porte toujours son nom.

Elève à l’école municipale de Morzine, au collège de Saint Jean d’Aulps, puis Lycée de la Versoie de Thonon-les-Bains, j’étais très peu passionnée par l’école. Le soir après les cours je jetais mon sac d’écolière et partais faire la dernière piste avec les pisteurs qui fermaient la station. Le ski, que j’ai commencé à l’âge de 3 ans, a toujours fait partie de ma vie. Par la suite, je suis donc devenue monitrice de ski diplômée d’Etat.

J’ai été formée aux écoles du sport et de la montagne qui sont, pour paraphraser Camus, « les seules universités ». Mais n’ayant pas le talent pour devenir une championne olympique, je suis entrée à l’université pour étudier le droit !

Élue locale engagée

Elue conseillère municipale de Morzine-Avoriaz en 2001 puis Maire-adjoint en charge du Sport et Tourisme, ces mandats ont répondu chez moi à un souhait ancien : être au service du développement local de Morzine.Pour porter haut et fort les intérêts et les valeurs de la Haute-Savoie, je me suis également présentée comme candidate UMP à la région Rhône-Alpes où j’ai siégé comme conseillère régionale entre mars 2010 et juin 2012. Comme je m’y étais engagée lors de ma campagne pour les élections législatives, j’ai démissionné de ces mandats locaux lorsque j’ai été élue député en juin 2012.

L’Élysée

De 2007 à 2012, Conseiller Sport à la Présidence de la République, je me suis efforcée de mettre en oeuvre une politique sportive au service de tous et de chacun et de promouvoir l’image du sport français sur la scène internationale.

Docteur d’État en droit

Lauréate de la faculté de droit en 3ème année, mon sujet « Les Objectifs de la Responsabilité civile ». Major au concours d’avocat, j’ai entrepris le travail de bénédictain qu’est la rédaction d’une thèse, entre les siestes de mon fils aîné… J’ai commencé à enseigner le droit civil et le droit du travail durant cette thèse, effectuée à l’Université de Dijon.

Maître de conférences à Dijon, puis à Paris I

Droit civil et droit du travail ont été mon quotidien en tant que Maître de conférences à la Faculté de Dijon, puis à Paris… devant des amphithéâtres de 600 étudiants. Compte tenu du nombre d’étudiants que je rencontrais chaque année, j’en ai retrouvé certains en chemin : salariés de clubs de football ou gardes républicains à la Présidence de la République …

Avocat

Avocat spécialisé en droit du travail et en droit du sport, j’ai exercé cette profession au sein du Cabinet Gide, Loyrette et Nouel à Paris où j’ai dirigé l’équipe Droit du Sport. Mon premier dossier en droit du sport : l’application des 35 heures pour les joueurs du Paris Saint-Germain (PSG) ! Le temps de massage d’avant-match doit-il être considéré comme du temps de travail effectif ? C’est précisément la défense des dossiers français qui m’a permis de devenir Juge au Tribunal Arbitral du Sport (TAS).

Le droit du sport

C’est au retour d’une audience au Tribunal Arbitral du Sport avec Aimé Jacquet que j’ai eu l’idée, pour aider à la reconversion des sportifs et des dirigeants du monde sportif, de mettre en place un diplôme de Droit du sport à la faculté de droit de Paris-I Panthéon Sorbonne. La tâche fut difficile compte-tenu des standards de cette université : il ne s’agissait pas de théorie générale du droit ou de droit international privé mais d’un diplôme véritablement professionnalisant ! Je me suis battue pour que ce projet puisse voir le jour. Le soir où j’ai rencontré la Présidente de l’université pour lui présenter mon projet, elle avait pour fond d’écran sur son ordinateur un paysage de montagne. « Les gens de la montagne sont obstinés », lui avais-je dit. J’ai finalement réussi à convaincre et le droit du sport … est entré à la Sorbonne.